Introduction
" Je suis entre les mains de mes vainqueurs : ils veulent ma tête, qu’ils la prennent.
Jamais je ne sauverai ma vie par la lâcheté ; libre j’ai vécu, j’entends mourir de même.
Je n’ajoute plus qu’un mot : la fortune est capricieuse ; je confie à l’avenir le soin de ma mémoire et de ma vengeance !"
FERRÉ : membre de la Commune de Paris
Le corpus que nous introduisons ici cherche à donner les moyens d'appréhender la Commune de Paris de 1871.
Le but est non de proposer une analyse ou un discours sur ce qui fut fait, mais de mettre à disposition une plateforme réunissant et rendant facilement accessible ce qui nous semble essentiel et beau sur le sujet
(archives, films, romans, ...).
D'autres sites l'ont fait et nous les listons en fin de page.
Enfin comme nous sommes des êtres pensants et pas de simples robots, nous nous sommes permis de petites réflexions par-ci par-là, et nous avons fait des choix dans ce qui est proposé.
Néanmoins comme nous ne sommes pas infaillibles, n'hésitez pas à nous proposer des choses qu'on aurait pu oublier.
Attention, il faut que cette documentation soit accessible sur internet ou libre de droits sur un autre support.
En voici les grands axes :
Carte de la Commune de Paris, 1871
Déclaration officielle de la Commune de 1871(.pdf)
1 - Déclaration officielle de la Commune de 1871
LES DÉCLARATIONS OFFICIELLES DE LA COMMUNE
Dans le conflit douloureux et terrible, qui impose une fois encore à Paris les horreurs du siège et du bombardement, qui fait couler le sang français, qui fait périr nos frères, nos femmes, nos enfants écrasés sous les obus et la mitraille,
il est nécessaire que l’opinion publique ne soit pas divisée, que la conscience nationale ne soit point troublée.
Il faut que Paris et le pays tout entier sachent quelle est la nature, la raison, le but de la révolution qui s’accomplit. Il faut enfin que la responsabilité des deuils, des souffrances et des malheurs, dont nous sommes les victimes, retombent sur ceux, qui, après avoir trahi la France et livré Paris à l’étranger, poursuivent avec une aveugle et cruelle obstination la ruine de la capitale, afin d’enterrer, dans le désastre de la république et de la liberté, le double témoignage de leur trahison et de leur crime.
La Commune a le devoir d’affirmer et de déterminer les aspirations et les vœux de la population de Paris ; de préciser le caractère du mouvement du 18 mars, incompris, inconnu et calomnié par les hommes politiques qui siègent à Versailles.
Cette fois encore, Paris travaille et souffre pour la France entière, dont il prépare, par ses combats et ses sacrifices, la régénération intellectuelle, morale, administrative et économique, la gloire et la prospérité.
Que demande-t-il ?
La reconnaissance et la consolidation de la république, seule forme de gouvernement compatible avec les droits du peuple et le développement régulier et libre de la société ; L’autonomie absolue de la Commune étendue à toutes les localités de la France, et assurant à chacune l’intégralité de ses droits, et à tout Français le plein exercice de ses facultés et de ses aptitudes, comme homme, citoyen et travailleur ; L’autonomie de la Commune n’aura pour limites que le droit d’autonomie égal pour toutes les autres communes adhérentes au contrat, dont l’association doit assurer l’unité française ; Les droits inhérents à la Commune sont : Le vote du budget communal, recettes et dépenses ; la fixation et la répartition de l’impôt ; la direction des services locaux ; l’organisation de sa magistrature, de la police intérieure et de l’enseignement ; l’administration des biens appartenant à la Commune ; Le choix par l’élection ou le concours, avec la responsabilité et le droit permanent de contrôle et de révocation, des magistrats ou fonctionnaires communaux de tous ordres
; La garantie absolue de la liberté individuelle, de la liberté de conscience et de la liberté du travail ; L’intervention permanente des citoyens dans les affaires communales par la libre manifestation de leurs idées, la libre défense de leurs intérêts : garanties données à ces manifestations par la Commune, seule chargée de surveiller et d’assurer le libre et juste exercice du droit de réunion et de publicité ; L’organisation de la défense urbaine et de la Garde nationale, qui élit ses chefs et veille seule au maintien de l’ordre dans la cité.Paris ne veut rien de plus à titre de garanties locales, à condition, bien entendu, de retrouver dans la grande administration centrale, délégation des communes fédérées, la réalisation et la pratique des mêmes principes.
Mais, à la faveur de son autonomie et profitant de sa liberté d’action, Paris se réserve d’opérer comme il l’entendra, chez lui, les réformes administratives et économiques que réclame sa population ; de créer des institutions propres à développer et propager l’instruction, la production, l’échange et le crédit ; à universaliser le pouvoir et la propriété, suivant les nécessités du moment, le vœu des intéressés et les données fournies par l’expérience.
Nos ennemis se trompent ou trompent le pays, quand ils accusent Paris de vouloir imposer sa volonté ou sa suprématie au reste de la nation, et de prétendre à une dictature qui serait un véritable attentat contre l’indépendance et la souveraineté des autres communes.
Ils se trompent ou trompent notre pays, quand ils accusent Paris de poursuivre la destruction de l’unité française, constituée par la Révolution, aux acclamations de nos pères, accourus à la fête de la Fédération de tous les points de la vieille France.
L’unité, telle qu’elle nous a été imposée jusqu’à ce jour par l’empire, la monarchie et le parlementarisme, n’est que la centralisation despotique, inintelligente, arbitraire ou onéreuse.
L’unité politique, telle que la veut Paris, c’est l’association volontaire de toutes les initiatives locales, le concours spontané et libre de toutes les énergies individuelles en vue d’un but commun, le bien-être, la liberté et la sécurité de tous.
La révolution communale, commencée par l’initiative populaire du 18 mars, inaugure une ère nouvelle de politique expérimentale, positive et scientifique.
C’est la fin du vieux monde gouvernemental et clérical, du militarisme, du fonctionnarisme, de l’exploitation, de l’agiotage, des monopoles, des privilèges, auxquels le prolétariat doit son servage ; la patrie, ses malheurs et ses désastres.
Que cette chère et grande patrie, trompée par les mensonges et les calomnies, se rassure donc !
La lutte engagée entre Paris et Versailles est de celles qui ne peuvent se terminer par des compromissions illusoires ; l’issue n’en saurait être douteuse. La victoire poursuivie avec une indomptable énergie par la Garde nationale, restera à l’idée et au droit.
Nous en appelons à la France !
Avertie que Paris en armes possède autant de calme que de bravoure ; qu’il soutient l’ordre avec autant d’énergie que d’enthousiasme ; qu’il se sacrifie avec autant de raison que d’héroïsme ; qu’il ne s’est armé que par dévouement pour la liberté et la gloire de tous, que la France fasse cesser ce sanglant conflit !
C’est à la France à désarmer Versailles par la manifestation solennelle de son irrésistible volonté.
Appelée à bénéficier de nos conquêtes, qu’elle se déclare solidaire de nos efforts ; qu’elle soit notre alliée dans ce combat, qui ne peut finir que par le triomphe de l’idée communale ou par la ruine de Paris !
Quant à nous, citoyens de Paris, nous avons la mission d’accomplir la révolution moderne, la plus large et la plus féconde de toutes celles qui ont illustré l’histoire.
Nous avons le devoir de lutter et de vaincre !
Paris, le 19 avril 1871.
« Nous voulons, les libertés de tous et l’égalité
de tous, c’est-à-dire la révolution sociale. Et par révolution sociale,
nous n’entendons pas une misérable surprise tentée à la faveur des ténèbres ;
la révolution signifie la destruction complète des
institutions bourgeoises et leur remplacement
par d’autres. C’est une nuit du 4 août 1789 que
nous voulons. Les radicaux, les partis politiques
même les plus avancés, veulent simplement replâtrer l’édifice social en lui conservant ses bases
actuelles. Nous voulons, nous, à l’exemple de la
Constituante de 1789 abolisant le régime féodal,
faire table rase et tout reconstituer à neuf. Voilà
dans quel sens nous sommes révolutionnaires. »
(Progrès du Locle, 29 janvier 1870.)
Affiche du Comité centrale à l'adresse de la population
29 mars 1871, proclamation de la Commune de Paris
Affiche de la Commune à l'adresse des Versaillais, 23 mai 1871
Affiche de la Commune à l'adresse du Peuple de Paris, 21 mai 1871
2 - Lexique des organes de la Commune
Le gouvernement de la Défense nationale, ou gouvernement provisoire, est formé à Paris durant la Guerre franco-allemande, le 4 septembre 1870 après la capture de Napoléon III à la bataille de Sedan.
La déchéance de l'empereur est prononcée sous la pression de la foule au palais Bourbon par le Corps législatif
et la proclamation de la République est prononcée à l'Hôtel de Ville. Le gouvernement de la Défense nationale est composé de 12 membres des diverses tendances de l'éventail républicain, mais les députés socialistes en sont exclus.
Le général Trochu assume la présidence avec entre autres Léon Gambetta, ministre de l'Intérieur, Jules Favre, ministre des Affaires étrangères
et Jules Ferry comme secrétaire du gouvernement.
Le 27 octobre, le général Trochu reconnait - sous la pression de la foule - que le gouvernement républicain est préoccupé surtout par le risque de révolte populaire et cherche à traiter avec les Prussiens pour maintenir l'ordre social.
Cette peur que tiraillait le gouvernement républicain face à la Commune et qui l'amenait à se défendre, non contre les soldats prussiens, mais contre les travailleurs de Paris, est tout à fait logique quand on voit les noms de ceux qui le composaient.
En effet leurs intérêts se trouvaient dans la reddition à la Prusse, ainsi que dans la sauvegarde de leur pouvoir plutôt que dans une révolte populaire avec comme devise l'égalité, la fraternité et la liberté :
- Trochu avait sagement confié le
commandement de l'armée de Paris à des généraux bonapartistes.
- Jules Favre, qui vivait en
concubinage avec la femme d'un résidant à Alger, était, grâce à l'élaboration
de faux des plus audacieux échelonnés sur de nombreuses années, parvenu à s'emparer, au nom de ses enfants adultérins, d'une succession importante qui avait fait de lui
un homme riche et dans un procès intenté par les héritiers légitimes, il n'avait
échappé au scandale que grâce à la connivence des tribunaux bonapartistes.
- Ernest Picard, ce Falstaff du gouvernement de la Défense nationale, qui se nomma lui-même ministre de l'intérieur de la République, après s'être vainement évertué à
devenir ministre de l'intérieur de l'Empire, est le frère d'un certain Arthur Picard,
individu chassé de la Bourse de Paris comme escroc (voir le rapport de la préfecture
de police en date du 13 juillet 1867), et convaincu, sur son propre aveu, d'un vol de
300 000 francs alors qu'il était directeur d'une des succursales de la Société générale,
5, rue Palestro (voir le rapport de la préfecture de police du 11 décembre 1868). Cet
Arthur Picard fut fait, par Ernest Picard, directeur de son journal L'Électeur libre.
- Jules Ferry, avocat sans le sou avant le 4 septembre, réussit comme maire de Paris
pendant le siège, à tirer par escroquerie une fortune de la famine. Alors qu'il a la charge d'assurer le ravitaillement de la capitale assiégée par l'armée prussienne,
ses malversations durant le siège par les Prussiens lui ont valu le surnom de « Ferry-l’affameur ».
Le 31 octobre 1870, un soulèvement eut lieu,
et Trochu ne parvint à sauver son gouvernement qu'en rassemblant les dernières brigades encore loyales, notamment avec l'aide de Jules Ferry.
Jules Favre s'imposa dans les dernières semaines du gouvernement comme le chef.
Le 28, il offrit la reddition de la capitale et signa une convention d’armistice avec Bismarck stipulant diverses mesures notamment le versement sous quinzaine d'une amende d'un montant de 200 millions de francs, plus de 5 milliards de francs de réparations de guerre, et l'abandon à l'ennemi de tous les forts entourant Paris.
Après les élections du 8 février 1871, le gouvernement de la Défense nationale remit ses pouvoirs à l'Assemblée nationale lors de la première réunion de celle-ci à Bordeaux le 12 février 1871.
La nouvelle Assemblée nationale - issue des élections du 8 février dominées par le poids du vote rural et bourgeois -
est majoritairement conservatrice et monarchiste (450 monarchistes sur 750 députés) représentants des grands propriétaires terriens. Elle met fin au Gouvernement de la Défense nationale et élit Adolphe Thiers chef du gouvernement, en remplacement du général Trochu.
On y retrouve un certain nombre d'élus déjà bien connus dans l'ancien gouvernement de Défense nationale : Jules Favre, Jules Ferry, Léon Gambetta...
Les intérêts restent les mêmes qu'avant, se défendre non contre les Prussiens mais contre toute forme de révolte populaire et ainsi protéger la bourgeoisie et leur pouvoir.
D'ailleurs on peut ajouter avec les nouveaux élus une nouvelle liste de méfaits allant contre tout principe d'égalité : La semaine sanglante a lieu du dimanche 21 au dimanche suivant, le 28 mai 1871, et désigne la période la plus meurtrière de la guerre civile de 1871 et l'épisode final de la Commune de Paris, au cours de laquelle l'insurrection est écrasée et ses membres exécutés en masse.
- Thiers a tenu sous le charme la bourgeoisie française pendant plus d'un demi-siècle, parce qu'il est l'expression intellectuelle la plus achevée de
sa propre corruption de classe. Allié des républicains avant 1830, il se faufile au ministère sous Louis-Philippe, en trahissant son protecteur, Laffitte. Il
s'insinue dans les bonnes grâces du roi en provoquant des émeutes contre le clergé, au cours desquelles l'église Saint-Germain-l'Auxerrois et l'archevêché furent pillés, et en
se faisant l'espion-ministre, puis l'accoucheur-geôlier de la duchesse de Berry. Le
massacre des républicains, rue Transnonain, et les infâmes lois de septembre contre
la presse et le droit d'association, qui l'ont suivi, furent tous deux son oeuvre. Quand
il reparut comme président du Conseil en mars 1840, il produisit le plan
de fortifications de Paris. Thiers était parmi les plus farouches défenseurs du
bombardement de Rome par une armée française... Thiers n'a été conséquent que dans son
avidité de richesse, et dans sa haine des hommes qui la produisent. Entré pauvre
comme Job dans son premier ministère sous Louis-Philippe, il le quitta millionnaire. Et pour cause, peu de temps après à Bordeaux, sa première mesure pour sauver la
France d'une ruine financière imminente fut de se doter lui-même de trois millions
par an, premier et dernier mot de la république économe.
Bref, Paris étant encerclée, l'Assemblée se réunit à Bordeaux, au Grand Théâtre, le 13 février 1871.
Le nouveau gouvernement
se fait une priorité de l'évacuation de l'armée d'occupation allemande, que Bismarck conditionnait au paiement des réparations.
Puis l'Assemblée prend des mesures provocatrices contre les Parisiens. Le 6 mars, le général d'Aurelle de Paladines (royaliste et ancien jésuite) est nommé commandant en chef de la Garde nationale. On voit nommé aussi
Vinoy, le décembriseur - membre de la Société du Dix décembre, fondée par des amis du Prince Louis-Napoléon Bonaparte pour le soutenir dans sa politique -, comme gouverneur de Paris, celle
de Valentin, le gendarme de l'empire, comme préfet de police.
L'Assemblée rédige
la taxe de Pouyer-Quertier, de deux centimes sur chaque exemplaire de toutes les
publications quelles qu'elles soient. Elle prononce les sentences de mort contre Blanqui et Flourens,
et elle délare la suppression des journaux républicains.
Le 10, l'Assemblée vote les lois Dufaure sur la fin du moratoire des loyers et des effets de commerce : plus de 150 000 Parisiens sont menacés d'expulsion, de faillite et de poursuites judiciaires.
Le même jour, l'Assemblée choisit Versailles comme son lieu de réunion. (Les Versaillais sont donc les fidèles à l'Assemblée nationale qui siégent à Versailles et combattent la Commune.)
De fait, Paris perd son rôle de capitale.
De plus il est probable que Thiers avait contracté un emprunt de deux
milliards, payable immédiatement, et que l'affaire était arrangée de telle sorte qu'un pot-de-vin de plusieurs centaines de millions tombât dans les poches de Thiers, Jules Favre, Ernest Picard, Pouyer-
Quertier et Jules Simon. Mais que ce versement, ne serait fait qu'après la « pacification » de Paris.
Enfin, pour régler le « problème de Paris » avant l'arrivée de l'Assemblée, Thiers ordonne la confiscation des canons détenus par les Parisiens. Et c'est Thiers et Jules Favre, au
nom de la majorité de l'Assemblée de Bordeaux, qui sollicitent sans vergogne l'occupation de Paris par les troupes prussiennes, à la surprise amusée de Bismarck.
C'est alors qu'a lieu le soulèvement du 18 mars 1871, et le début de la Commune de Paris.
Pendant la durée de la Commune, l'Assemblée refuse toutes les tentatives de conciliation entreprises par les maires, les députés et les francs-maçons de Paris. Elle fait froidement exécuter les hommes de ligne capturés.
Et quand il s'aperçoivent que le décret de la Commune sur les représailles n'était qu'une menace vaine, les exécutions en masse de prisonniers
sont reprises et poursuivies sans interruption jusqu'à la fin. Ils interdisent aux ambulances, pourtant neutres, de s'occuper des blessés. Des maisons où des
gardes nationaux s'étaient réfugiés sont entourées de gendarmes, arrosées avec du
pétrole et incendiées...
Après la semaine sanglante l'Assemblée est enfin « libérée » de l'hypothèque parisienne, les députés se mettent au travail.
La semaine sanglante
La Garde nationale de Paris fut créée pendant la Révolution de 1789. Elle était à l'origine une milice constituée de citoyens aisés qui payaient leurs impôts avec pour but de protéger contre les troubles qui accompagnèrent les débuts de la Révolution.
Cette milice participa à la prise de la Bastille du 14 juillet. Elle devint, par le décret du 12 juin 1790, la Garde nationale. Elle est ainsi étendue à toutes les moyennes et grandes villes de France.
La Garde nationale était plutôt de tendance modérée.
À partir de 1791, elle est influencée par les clubs révolutionnaires sensibles aux revendications populaires. Elle est à la pointe de l’insurrection qui renversa la monarchie en 1792 et proclama la République.
En 1799, la constitution de l'an VIII consacra l'existence de la garde nationale.
Napoléon se méfiait de cette force bourgeoise, capable de maintenir l’ordre et de réprimer les émeutes aussi bien que de renverser le pouvoir établi. Elles est supprimée, puis elle reparaît en 1805 sous le nom de « cohortes », avec lesquelles Napoléon forme des unités de combat pour la défense des frontières et des côtes.
Ainsi pendant tout le règne de Napoléon, les gardes nationaux ont servi de réserve à l'armée et ont été mobilisés au gré des guerres de l'Empire.
Une ordonnance du 16 juillet 1814 précisait que les gardes nationales ne devaient plus être que sédentaires. Leur déplacement en dehors de la
ville ou du canton ne pouvait avoir lieu qu'exceptionnellement et serait déterminé par une loi spéciale. Le but de l'institution était de réunir les hommes les plus intéressés par le maintien de l'ordre et les propriétaires territoriaux ou les industriels.
Seuls étaient admis au service ordinaire ceux qui pouvaient s'armer, s'habiller et s'équiper. Ils étaient peu nombreux.
En 1815, lors du second retour de Louis XVIII, la garde nationale retrouvait son organisation de 1814. Elle représentait à peu près la seule force sur laquelle pouvaient compter les préfets.
Le 17 juillet 1816 fut proclamé une nouvelle ordonnance.
Le 29 avril 1827, le roi Charles X signait l'ordonnance de licenciement de la garde nationale parisienne. Là encore, la méfiance du pouvoir avait principalement motivé cette décision. Cette mesure fut malgré tout accueillie avec soulagement par des personnes qui n'avaient plus à faire leur service. Seuls les opposants au régime et les libéraux firent des protestations.
Avec la Révolution de juillet 1830, au matin du 28 juillet 1830, des gardes nationaux reparurent spontanément en uniforme. Le 29 juillet, La Fayette fut nommé à la tête de la garde nationale et rétablit la garde nationale parisienne. Le 31 juillet, il accueillit Louis-Philippe Ier à l'Hôtel de ville de Paris.
Louis-Philippe passa en revue la garde nationale de Paris, forte de 60 000 hommes. Mais rebelote, Louis-Philippe se méfia à son tour de la Garde Nationale, il pesait le danger qu'il y avait, pour la monarchie, à dépendre d'une seule force pour assurer l'ordre public.
Le 22 mars 1831 la garde nationale est chargée de défendre la monarchie constitutionnelle, elle doit faire du maintien de l’ordre public.
Comme auparavant, elle est théoriquement composée de tous les Français âgés de 20 à 60 ans, mais la loi distingue le service ordinaire et le service de réserve, mais là encore pour appartenir au service ordinaire il faut avoir les moyens de s'équiper et du temps.
Aussi ne trouve-t-on dans le service ordinaire, le seul qui soit effectif, que des hommes aisés : ceci donne à la garde son caractère de milice bourgeoise, rempart des propriétaires contre le désordre.
Si elle participe parfois aux insurrections sociales et républicaines (1830, 1831), elle les réprime plus souvent (Paris, juin 1832 et juin 1834).
La fin de la monarchie de Juillet est marquée par un vaste mouvement favorable à une réforme électorale qui élargirait le pays légal, c'est-à-dire élargir le nombre des participants à la vie politique, et empêcherait la corruption des députés.
En février 1848, la garde nationale fut généralement passive dans les combats, mais elle refuse néanmoins de défendre le roi. Après le départ de Louis-Philippe Ier, c'est principalement à la garde nationale que revint la tâche de rétablir l'ordre.
L'insurrection du 15 mai 1848 vit une rupture entre gardes nationaux bourgeois et partis de gauche et les insurrections ouvrières de juin 1848 furent réprimées violemment par l'armée et les gardes nationaux parisiens appuyés par des gardes nationaux de province.
En janvier 1849, un décret de Louis-Napoléon Bonaparte, président de la République, supprima la moitié des bataillons de gardes nationaux et réorganisa les autres. En effet, vous l'aurez deviné il se méfiait lui aussi de la garde nationale.
Napoléon III la cantonne pendant le second Empire dans des tâches subalternes afin de réduire son influence libérale et républicaine.
Après la déclaration de guerre à la Prusse fin juillet 1870, Napoléon III décide de doubler ses effectifs, mais le recrutement est lent parmi la population bourgeoise de la capitale. Les gardes nationaux, au nombre de 590 000, furent mobilisés pour le reste de la guerre et envoyés massivement au front. Ils participèrent à la défense de Paris assiégé.
Fin septembre 1870, 250 bataillons sont formés et 300 000 hommes mobilisés. Chaque compagnie compte environ 125 hommes. Les bataillons sont formés de quatre compagnies de marche (ou de guerre) et de quatre compagnies sédentaires.
Les compagnies de guerre sont composées de volontaires et des gardes les plus jeunes ayant peu ou pas d’enfants. Les gardes des compagnies sédentaires restent à leur domicile. Un point de ralliement est fixé dans chaque quartier pour les besoins de leur service.
Les gardes nationaux des compagnies de marche et sédentaires sont donc très proches des populations qu’ils représentent. Une solde de trente sous par jour est accordée aux gardes nécessiteux, de plus en plus nombreux.
La Garde nationale devient ainsi une milice populaire et républicaine qui s’oppose de plus en plus au gouvernement (dit) de Défense nationale.
La Garde nationale parisienne était composée de vingt légions - une par arrondissement. Chaque légion comptait plusieurs bataillons. Et à partir du 2 septembre 1870, ce furent les gardes nationaux qui organisaient eux-même l’élection de leurs officiers, sous-officiers et caporaux de compagnie.
Ensuite les officiers des compagnies de guerre élisaient leur chef de bataillon.
Le gouvernement capitule devant les Prussiens et signe un armistice le 28 janvier 1871.
La Garde nationale hostile à la capitulation va s’organiser pour défendre la République socialiste mise en péril par la majorité monarchiste de l’Assemblée élue le 13 février 1871 et qui siège à Bordeaux.
Entre le 1er février et le 3 mars 1871, 2 000 délégués réunis élaborent, puis adoptent, les statuts d'une Fédération républicaine de la garde nationale. Le comité central proteste contre toute éventuelle tentative de désarmement de la garde nationale.
Durant la Commune, les effectifs diminuent sans cesse. Le 5 avril, Edmond Lepelletier estime que le nombre de gardes nationaux se situe entre 25 et 30000 le nombre de Gardes nationaux. En mai, il les évalue à à peine 10 000, puis moitié moins au début de la semaine sanglante.
Elle ne veut reconnaître d'autres chefs que ceux qu'elle se donne. Le 18 mars, le gouvernement tente de faire reprendre par l'armée les canons appartenant à la garde nationale parisienne. Environ 10 000 gardes participent alors à la Commune, qui dure du 18 mars au 28 mai 1871. Ils ne sont plus que 1 200 le 24 mai et
tout se termine dans le sang, avec une grande répression menée par les troupes gouvernementales. Mais sur les 36 309 individus arrêtés pour leur participation à la Commune, la majorité sont des gardes nationaux dans la force de l’âge, souvent ouvriers ou artisans
La Fédération républicaine de la Garde nationale est l'organisme qui fédère les différents bataillons de la Garde nationale de Paris en 1871.
Les délégués des bataillons de la Garde nationale se réunirent les 15 et 24 février à Paris et mirent en place un comité chargé de rédiger les statuts qui seront adoptés publiquement le 3 mars 1871.
Les statuts précisent que la République est le régime définitif de la France. La Garde nationale a le droit de nommer et de révoquer ses chefs. La Fédération est organisée en différents niveaux de fonctionnement :
-le Cercle de bataillon est l'organe de base composé de représentants élus par le dit bataillon
-le Conseil de légion regroupe les bataillons et leurs représentants au niveau de chaque arrondissement
-le Comité central est le véritable organe exécutif de la Fédération. Il est composé de deux délégués d'arrondissement élus par les Conseils de légion et d'un chef de bataillon par légion élu par ses pairs. Il se dote le 3 mars d'une commission exécutive de 31 membres.
-l'Assemblée générale comprend un délégué par compagnie, un officier par bataillon et tous les chefs de bataillon.
Tous les délégués à ces organismes sont élus et révocables. Pour le fonctionnement de la Fédération chaque compagnie de la Garde nationale doit verser une cotisation mensuelle d'un minimum de 5 francs.
Le Comité central de la Garde nationale est pendant la Commune de Paris une assemblée formée des délégués élus par les membres de la Garde nationale. C'est l'instance exécutive de la Fédération de la Garde nationale.
Ce comité dirige de fait la ville de Paris du 15 mars au 28 mars 1871.
Le Comité central vote une motion précisant que la Garde nationale résistera par la force à toute tentative de désarmement. Quand la séance est levée, les délégués vont se joindre à la grande manifestation qui se déroule à la Bastille.
Dès lors, le Comité central et son autorité sont démontrées par l’obéissance du peuple de Paris. Il donne l’ordre de rassembler les canons abandonnés et de les mettre à l’abri, principalement à Montmartre et à Belleville.
Le 10 mars, a lieu un nouvelle assemblée générale et une nouvelle proclamation, dont les termes plus tranchants sont : "Plus d’armées permanentes, mais la nation tout entière armée ... Plus d’oppression, d’esclavage ou de dictature d’aucune sorte, mais la nation souveraine, mais les citoyens libres, se gouvernant à leur gré."
Le 19 au matin, l’État a disparu : le Gouvernement et la police sont en fuite, l’armée a fraternisé avec le peuple. A neuf heures, le Comité central se réunit. Deux tendances principales s’y affirment : les uns, peu nombreux, veulent marcher sur Versailles et compléter la révolution ; les autres veulent se légaliser
en organisant au plus vite les élections annoncées par les proclamations. La majorité l’emporte.
Quand la Commune est proclamée, le 28 mars, le Comité central cède la place comme il l’a promis : il a assuré la transition et il se retire avec le sentiment d’avoir accompli son devoir.
" Citoyens, nous venons de remettre entre vos mains l’œuvre que vous nous avez chargé d’établir et, à ce dernier moment de notre éphémère pouvoir, avant de rentrer définitivement dans les attributions du comité de la Garde nationale […], nous voulons vous remercier.
Entravés dans notre marche par la loyauté qui nous interdisait de faire acte de gouvernement, nous avons […] pu, en nous appuyant sur vous, préparer en huit jours une révolution radicale. " (« Exposé général des actes de la Commune », affiche).
Il est censé retourner maintenant dans l’ombre et n’être plus qu’une sorte d’organisme syndical de la Garde nationale. Les choses toutefois ne seront pas aussi simples :
dans la mesure où il représente l’armée de la Commune, il sera tenté plus d’une fois d’intervenir dans les affaires militaires, venant ainsi compliquer une administration qui ne l’était déjà que trop et y semer le désordre. Il est, en outre, probable qu’il songea même, un moment,
à favoriser une dictature dans l’espoir de sauver la situation. Mais il ne le fit pas.
Affiche du Comité central du 25 mars 1871
Affiche du Comité centrale à l'adresse des Gardes Nationaux, du 19 mars 1871
Le Comité de salut public est un organe de direction mis en place au sein du Conseil de la Commune.
Le 28 avril Jules Miot propose au Conseil de la Commune de créer un Comité de salut public (en imitant ce que les Montagnards de 1793 avaient fait pour faire face aux nombreux dangers qui menaçaient alors la République).
Cette initiative rencontre l'opposition d'une minorité des élus de la Commune aux conceptions anti-autoritaires.
Le comité de Salut public, dont les attributions ne sont pas précisées, ne règle pas les problèmes et interfère souvent avec les décisions des délégués, en particulier le délégué à la Guerre, Louis Rossel.
Aussi, un nouveau comité est élu le 9 mai. Ces nouveaux membres sont des blanquistes ou des jacobins.
L’Assemblée nationale siégeant au Grand Théâtre de Bordeaux, le 1er mars 1871
Gardes nationaux fédérés
Intérieur de l'Hôtel de Ville, des membres de la Commune et des officiers supérieurs en délibération, (Comité central)
Une barricade à l'angle de l'actuelle avenue Jean Jaurès et du boulevard de Sébastopol durant la Commune de Paris.
3 - Les actions de la Commune et les 49 procès verbaux des séances de la Commune
La Commune est proclamée le 28 mars 1871 à l'Hôtel de Ville. Dès le 29 mars les nouveaux élus se mettent au travail. Le gouvernement communal est composé de dix commissions : celles des finances,
de la justice, de la sûreté générale, du travail et de l’échange, des subsistances, des relations extérieures, des services publics et de la commission exécutive permanente.
Les commissions assurent la tutelle des principales administrations. Elles collaborent avec de nombreuses organisations dont l’Union des femmes pour la défense de Paris et les soins aux blessés, le Comité des vingt arrondissements, les clubs (qui sont, pour beaucoup, mixtes),
l'Association Internationale des Travailleurs, ainsi que des syndicats et des associations.
Cette collaboration permet au peuple de s’impliquer dans l’exercice du pouvoir. De plus tous les élus sont révocables à tout moment.
- Le 30 mars, on instaure la reconnaissance de la citoyenneté pour les étrangers.
- Le 1er avril on décide que le traitement le plus élevé d'un employé
de la Commune, donc aussi de ses membres, ne pourrait dépasser 6.000 francs.
- Le
lendemain sont décrétées la séparation de l'Église et de l'État, l'école laïque, obligatoire, pour les filles comme les garçons et gratuite pour tous, la suppression du
budget des cultes, ainsi que la transformation de tous les biens ecclésiastiques en propriété nationale.
- Le 5 avril, en présence des
exécutions de combattants de la Commune prisonniers, auxquelles procédaient quotidiennement les troupes versaillaises, un décret est promulgué, prévoyant l'arrestation
d'otages, mais il n'est jamais exécuté.
- Le 7 avril, le 137e bataillon de la garde nationale
va chercher la guillotine et la brûle publiquement, au milieu de la liesse populaire.
- le 8 avril, on ordonne de bannir des écoles tous les
symboles, images, prières, dogmes religieux, bref « tout ce qui relève de la conscience individuelle de chacun », ordre qui est réalisé peu à peu.
- Le 10 avril est voté le décret à l'unanimité concernant les pensions pour les familles (veuves, enfants, parents, frères et sœurs) de gardes nationaux morts au combat.
Le décret légitime de fait l’union libre (ou concubinage, c’est-à-dire l’union de fait, stable et continue entre 2 personnes). Il confère à la famille constituée hors mariage (concubins, enfants naturels) sa première reconnaissance légale.
L’article 2 déclare que chacun des enfants, reconnus ou non, recevra, jusqu’à l’âge de dix-huit ans, une pension annuelle de 365 francs, payable par douzièmes.
- Le 12 avril la Commune décide de renverser la colonne Vendôme, symbole du chauvinisme et de l'excitation des peuples à la discorde, que Napoléon avait fait couler,
après la guerre de 1809, avec les canons conquis. Ce qui a été réalisé le 16 mai.
- Le 16 avril, la Commune fait un recensement des ateliers fermés par les fabricants et élabore des plans
pour confier la gestion de ces entreprises aux ouvriers qui y
travaillaient jusque-là et pour qu'elles se réunissent en associations coopératives ainsi que pour que ces associations s'organisent en une seule grande fédération.
- Le 18 avril, la Commune publie un décret concernant la remise à toujours du
paiement des échéances (abolition des dettes et des créanciers).
- Le 20, elle abolit le
travail de nuit des boulangers, ainsi que les bureaux de placement, monopolisés depuis le Second Empire par des individus choisis par la police et des exploiteurs d'ouvriers de premier ordre ; ces bureaux furent affectés aux mairies des vingt arrondissements de Paris.
- Le 25 avril, la Commune ordonne la réquisition des logements vacants pour les sans domicile.
- Le 30 avril, elle ordonne la suppression des monts-de-piété, parce
qu'ils constituent une exploitation privée des ouvriers et sont en contradiction
avec le droit de ceux-ci à leurs instruments de travail et au crédit.
- Le 5 mai, elle
décide de faire raser la chapelle expiatoire élevée en réparation de l'exécution de
Louis XVI.
- Le 16 mai, les actes judiciaires sont rendus gratuits et la garde à vue est limitée à 24 heures.
- Le 22 mai, La Commune de Paris met en place l'égalité salariale entre femmes et hommes dans le cadre de l'enseignement, le salaire des institutrices devient le même que celui des instituteurs.
" Mais tout cela, dans une ville assiégée, ne pouvait avoir au plus qu'un commencement de réalisation. Et, dès les
premiers jours de mai, la lutte contre les troupes toujours plus nombreuses du gouvernement de Versailles absorba toutes les énergies.
Le 7 avril, les Versaillais s'étaient emparés du passage de la Seine, à Neuilly, sur
le front ouest de Paris ; par contre, le 11, sur le front sud, ils furent repoussés avec des
pertes sanglantes par une attaque du général Eudes. Paris était bombardé sans arrêt, et
cela par les mêmes gens qui avaient stigmatisé comme sacrilège le bombardement de
cette ville par les Prussiens. Ces mêmes gens mendiaient maintenant, auprès du
gouvernement prussien, le rapatriement accéléré des soldats français prisonniers de
Sedan et de Metz, pour leur faire reconquérir Paris. [...] Sur le front sud, les Versaillais prirent, le 3 mai,
la redoute du Moulin-Saquet, le 9, le fort d'Issy, totalement démoli à coups de canon,
le 14, celui de Vanves. Sur le front ouest, ils s'avancèrent peu a peu jusqu'au rempart
même, s'emparant de nombreux villages et bâtiments contigus aux fortifications. Le
21, ils réussirent à pénétrer dans la ville par trahison et du fait de la négligence du
poste de la garde nationale. [...] Ce n'est qu'après une lutte de huit jours que les derniers défenseurs de la Commune succombèrent sur les hauteurs de Belleville et de Ménilmontant, et c'est
alors que le massacre des hommes, des femmes et des enfants sans défense, qui avait
fait rage toute la semaine, et n'avait cessé de croître, atteignit son point culminant. "
Extrait de LA GUERRE CIVILE en France 1871 (La Commune de Paris), texte de Marx avec une préface de Engels
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4 - Les gravures de la Commune
Les gravures de presse de la Commune(.pdf)
Le document des gravures de presse de la Commune fait 99 Mo en format paysage A5 avec des images de qualité pour le visionnage. Les gravures sont organisées dans l'ordre chronologique des événements qu'elles relatent.
5 - Déclaration de la minorité de la Commune
Déclaration de la minorité de la Commune(.pdf)
DÉCLARATION
Par un vote spécial et précis, la Commune de Paris a abdiqué son pouvoir entre les mains d’une dictature, à laquelle elle a donné le nom de Comité de Salut public. Déclaration réalisée le 23 mai par le nouveau comité qui fut élu le 9 mai. Ces nouveaux membres sont des blanquistes ou des jacobins. Et il alla jusqu’au samedi 27 mai, où je le retrouvai, fusil sur l’épaule, près de la rue Haxo.
Le sang des otages était chaud encore, mais le sang de vingt mille des nôtres fumait à l’horizon ; et si nous avions, avec nos torches,
embrasé le ciel, Versailles avait rougi toute la terre avec le trop plein de nos veines !
"Gustave Maroteau", article écrit par Jules Vallès et paru dans Le Citoyen de Paris le 22 mars 1881. Le procès des membres de la Commune(.pdf) Archives extrait :" A midi et demi, la séance est ouverte. Les accusés sont introduits.
M. le Président demande à chacun d’eux ses nom, prénoms, domicile et profession. Ils déclarent se nommer : Mon cher ami, Parmi les communards arrêtés et qui furent jugés devant le troisième Conseil de guerre (celui qui a jugé les membres de la Commune) nombreux sont ceux condamnés à mort. Théoriquement, la peine de mort pour raisons politiques avait été abolie en 1848,
mais à l’époque comme aujourd’hui le crime ou le délit politique n’est pratiquement jamais reconnu. Le 3ème conseil de guerre à Versailles pour le procès des principaux membres de la Commune Versailles, Séance du troisième Conseil de guerre, gravure du procès des communards Les prisonniers à Versailles, gravure de 1871 Île Nou, intérieur du bagne, travaux forcés, carte postale Fragments sur Gustave Courbet, Commune de 1871 et procès(.pdf) Courbet est nommé directeur des Beaux-Arts le 4 septembre, fut maintenu à ce poste par le gouvernement de l’insurrection ;
élu à la Commune comme délégué à la mairie du 4 e arrondissement le 26 avril.
Mes chers parents, Lettre autographe et inédite de Gustave Courbet. Cabinet des Estampes de la Bibliothèque Nationale. « Attendu que la colonne Vendôme est un monument dénué de toute valeur artistique, tendant à perpétuer par son expression les idées de guerre et de conquête qui étaient dans la dynastie impériale, mais que réprouve le sentiment d’une nation républicaine,
[le citoyen Courbet] émet le vœu que le gouvernement de la Défense nationale veuille bien l’autoriser à déboulonner cette colonne. ». Le projet fut repris par la Commune qui le vota le 12 avril 1871. « La Commune de Paris, considérant que la colonne impériale de la place Vendôme est un monument de barbarie, un symbole de force brute et de fausse gloire, une affirmation du militarisme, une négation du droit international,
une insulte permanente des vainqueurs aux vaincus, un attentat perpétuel à l’un des trois grands principes de la République française, la fraternité, décrète :
article unique - La colonne Vendôme sera démolie. » La démolition du monument eut lieu le 8 mai suivant. Lors du procès des membres de la commune, Courbet est condamné à la peine de six mois de prison et 500 fr. d’amende. Le maréchal de Mac-Mahon, décide en mai 1873 de faire reconstruire la colonne Vendôme aux frais de Gustave Courbet (soit 323 091,68 francs selon le devis établi).
La majorité de la Commune s’est déclarée irresponsable par son vote, et a abandonné à ce Comité toutes les responsabilités de notre situation.
La minorité à laquelle nous appartenons affirme, au contraire, cette idée, que la Commune doit au mouvement révolutionnaire,
politique et social d’accepter toutes les responsabilités et de n’en décliner aucune, quelques dignes que soient les mains à qui on voudrait les abandonner.
Quant à nous, nous voulons, comme la majorité, l’accomplissement de la rénovation politique et sociale; mais, contrairement à sa pensée, nous revendiquons, au nom des
suffrages que nous représentons, le droit de répondre seuls de nos actes devant nos électeurs, sans nous abriter derrière une suprême dictature que notre mandat ne nous permet pas de reconnaître.
Nous ne nous présenterons plus à l’Assemblée que le jour où elle se constituerait en tribunal pour juger un de ses membres.
Dévoués à notre grande cause communale, pour laquelle tant de citoyens meurent tous les jours, nous nous retirons dans nos arrondissements, trop négligés peut-être.
Convaincus d’ailleurs que la question de la guerre prime en ce moment toutes les autres, le temps que nos fonctions municipales nous laisseront, nous irons le passer
au milieu de nos frères de la garde nationale, et nous prendrons notre part de cette lutte décisive, soutenue au nom des droits du peuple.
Là encore, nous servirons utilement nos convictions, et nous éviterons de créer dans la Commune des déchirements que nous réprouvons tous ; car nous sommes persuadés que, majorité ou minorité, malgré nos divergences politiques,
nous poursuivons tous le même but :
La liberté politique ;
L’émancipation des travailleurs.
Vive la République sociale !
Vive la Commune !
Signé : Ch. Beslay, Jourde, Theisz, Lefrançais, Eugène Gérardin, Vermorel, Clémence, Andrieux, Serraillier, Ch. Longuet, Arthur Arnould, Victor Clément, Avrial, Ostyn, Frankel, Pindy, Arnold, Jules Vallès, Tridon, Varlin, Gustave Courbet.
Fait à Paris le 15 mai 1871
- Déclaration du Comité de Salut Public
Citoyens,
La trahison a ouvert les portes à l’ennemi ; il est dans Paris ; il nous bombarde ; il tue nos femmes et nos enfants.
Citoyens, l’heure suprême de la grande lutte a sonné. Demain, ce soir, le prolétariat sera retombé sous le joug ou affranchi pour l’éternité. Si Thiers est vainqueur, si l’Assemblée triomphe, vous savez la vie qui vous attend ;
le travail sans résultat, la misère sans trêve. Plus d’avenir, plus d’espoir ! vos enfants, que vous aviez rêvés libres, resteront esclaves ;
les prêtres vont reprendre leur jeunesse ; vos filles, que vous aviez vues belles et chastes, vont rouler flétries dans les bras de ces bandits.
AUX ARMES ! AUX ARMES !
Pas de pitié. – Fusillez ceux qui pourraient leur tendre la main ! Si vous étiez défaits, ils ne vous épargneraient point. Malheur à ceux qu’on dénoncera comme les soldats du droit ; malheur à ceux qui auront de la poudre aux doigts ou de la fumée sur le visage.
Feu ! feu !
Pressez-vous autour du drapeau rouge sur les barricades, autour du Comité de salut public. Il ne vous abandonnera pas.
Nous ne vous abandonnerons pas non plus. Nous nous battrons avec vous jusqu’à la dernière cartouche, derrière le dernier pavé.
Vive la République ! Vive la Commune ! Vive le Comité de salut public !
Le Salut public.
Directeur politique : Gustave Maroteau
6 - Le procès des membres de la Commune
Nous pensions bien, lui et moi, que nous allions mourir !
Mais moi, j’avais fait à peu près mon temps, j’avais eu mes heures de littérature victorieuse et de politique hautaine :
je pouvais disparaître, j’avais été payé.
Lui, il sortait à peine de l’ombre, il avait eu vingt ans la veille !
Il ne pouvait se défendre d’une ironie douloureuse en face de la fusillade qui avançait, et nous trouvâmes le temps d’une
causerie mélancolique et haute, au fond d’une salle de cabaret où les derniers soldats de la résistance mangeaient un morceau et buvaient un
verre de vin avant de retourner au poste de combat.
Il me parla de sa mère. […]
— Je ne la reverrai pas, dit-il !
Mieux eût valu qu’il ne la revît pas ! C’eût été fini. Il serait mort debout contre un mur en crachant son sang avec sa vie au nez des fusilleurs.
Oui, mieux valait cette mort que sa longue agonie !
- 1° Ferré (Théophile-Charles-Gilles), comptable, vingt-cinq ans, demeurant à Levallois-Perret ;
- 2° Assi (Adolphe-Alphonse), mécanicien, né à Roubaix (Nord), trente ans, boulevard du Temple, 38 ;
- 3° Urbain (Raoul), né à Loudivoirau, trente-quatre ans, chef d’institution ;
- 4° Billioray (Alfred-Edouard), âgé de trente ans, artiste peintre, né à Naples ;
- 5° Jourde (François), étudiant en médecine ;
- 6° Trinquet (Alexis-Louis), ouvrier cordonnier ;
- 7° Champy (Louis-Henri), orfèvre-ciseleur ;
- 8° Régère (Dominique-Théophile), vétérinaire, cinquante-six ans ;
- 9° Lullier (Charles), ancien officier de marine ;
- 10° Bartoul (Paul-Emile-Barthélemy-Philémon), docteur en médecine ;
- 11° Grousset (Paschal), homme de lettres ;
- 12° Verdure (Augustin-Joseph), comptable ;
- 13° Ferrat, homme de lettres ;
- 14° Descamps (Baptiste), mouleur en fonte ;
- 15° Clément (Victor-Joseph), teinturier ;
- 16° Courbet (Gustave), artiste peintre ;
- 17° Parent (Ulysse), artiste dessinateur ;"
Je suis à Ste-Pélagie depuis hier. On s’est obstiné à nous considérer en point de vue de droit commun, et non comme politiques.
Nous sommes avec les voleurs jusqu’au cou. On a employé tous les moyens pour nous déconsidérer.
Par conséquent, quand vous viendrez me voir, je ne pourrai vous recevoir autre part qu’au parloir. […]
Lettre de G.Courbet à Jules Castagnary (un journaliste et un de ses amis) depuis Paris, prison de Sainte-Pélagie, le 23 septembre 1871.
Et ceci pour plusieurs raisons :
- Pour criminaliser les détenus/prévenus politiques, et ce faisant pour décrédibiliser leurs actions et idées.
- Pour éviter le traitement particulier auquel a droit en temps normal un détenu politique.
Actuellement l’article 397-6 du code de procédure pénale prévoit que la convocation par procès-verbal ainsi que la comparution immédiate
« ne sont applicables ni aux mineurs, ni en matière de délits de presse, de délits politiques ou d’infractions dont la poursuite est
prévue par une loi spéciale ». En l’absence de définition légale, deux approches possibles peuvent être retenues pour donner une
qualification politique à l’infraction. Selon une approche subjective, sera politique toute infraction dont l’auteur a agi dans un but politique. Selon une approche objective,
est politique l’infraction qui porte atteinte à l’organisation et au fonctionnement des pouvoirs publics. Le critère objectif prédomine aujourd’hui. En principe, seule l’infraction dont l’objet est politique, constitue une infraction politique.
Pour en revenir à la Commune de Paris, Victor Hugo écrivit à Bigot une lettre dans laquelle il se prononçait à nouveau contre la peine de mort et demandait la vie pour tous les condamnés. La peine fut commuée pour certains en travaux forcés à perpétuité.
7 - Document sur l'activité et le procès de Courbet pendant la Commune de Paris
Dans une lettre à ses parents il parle de la Commune :
Charenton, 30 avril 1871
Me voici par le peuple de Paris introduit dans les affaires politiques jusqu’au cou. Président de la Fédération des artistes,
membre de la Commune, délégué à la mairie, délégué à l’Instruction publique : quatre fonctions les plus importantes de Paris.
Je me lève, je déjeune, et je siège et préside 12h par jour. Je commence à avoir la tête comme une pomme cuite.
Malgré tout ce tourment de tête et de compréhension d’affaires sociales auxquelles je n’étais pas habitué, je suis dans l’enchantement.
Paris est un vrai paradis ! Point de police, point de sottise, point d’exaction d’aucune façon, point de dispute.
Paris va tout seul comme sur des roulettes. Il faudrait pouvoir rester toujours comme cela. En un mot, c’est un vrai ravissement.
Tous les corps d’Etat se sont établis en fédération et s’appartiennent. C’est moi qui ai donné le modèle avec les artistes de toutes sortes.
Les curés aussi sont à leurs pièces comme les autres, ainsi que les ouvriers, etc., etc., les notaires et les huissiers appartiennent à la Commune, et sont payés par elle comme les receveurs de l’enregistrement. Quant aux curés, s’ils veulent exercer à Paris (quoiqu’on n’y tienne pas), on leur louera des églises.
Dans nos moments de loisir, nous combattons les saligauds de Versailles, chacun y va à son tour.
Ils pourraient lutter dix ans comme ils le font sans pouvoir entrer dans nos murs, nous perdons très peu de monde et ils en perdent énormément ;
ça n’est pas malheureux, car tout ce qui est à Versailles, comme si on avait choisi, est le monde duquel il faut se débarrasser pour la tranquillité,
c’est tous les mouchards à casse-tête, les soldats du pape, les lâches rendus à Sedan, et, comme hommes politiques, ce sont les hommes qui ont vendu la France, les Thiers, Jules Favre, Picard, et autres, scélérats, vieux domestiques des tyrans, vieilles poudrées des temps féodaux monarchiques, en un mot la plaie du monde entier.
Paris a renoncé à être la capitale de la France. La France ne voulait plus que Paris lui envoie ses préfets. La France doit être contente, elle est exaucée. Mais aussi Paris ne veut plus être conduit par la France ni par les votes des paysans qui votent pour le Père-Blicite. C’est rationnel, du moment que la province envoie à
Paris les gens qui leur paraissent parmi eux les plus distingués pour l’instruire, une fois qu’ils sont instruits, ils ne doivent plus avoir la prétention de les diriger avec leur ignorance. Il faut être logique. Aujourd’hui Paris s’appartient. Il coopérera dans la mesure aux besoins de la France, en restant uni à la patrie commune,
et il désire que toutes les provinces de France imitent son exemple, de telle sorte que cette fédération devienne une unité puissante qui paralyse à tout jamais les gouverneurs de toutes sortes, ainsi que les vieux systèmes monarchiques, impérialistes et autres.
Il veut que la liberté (et il n’y a pas à y revenir) soit consacrée sur la terre. [...]
Je ne sais maintenant, mes chers parents, quand j’aurai le plaisir de vous revoir. Je suis obligé de faire énergiquement tout ce travail qui m’est confié, et pour lequel j’ai eu tant de propension pendant toute ma vie, moi qui étais décentralisé, en ce sens que j’étais retranché dans mon individualité pendant toute mon existence.
Pour être dans le sens de la Commune de Paris, je n’ai pas besoin de réfléchir, je n’ai qu’à agir naturellement.
La Commune de Paris a un succès que jamais aucune forme de gouvernement n’a eu. Nous venons de recevoir à l’Hôtel de Ville la délégation des francs-maçons, ils étaient 10.000, ils nous garantissent deux cent cinquante mille adhérents et combattants. On ne nous appellera plus une poignée de factieux.
A Versailles, on établit le vrai désordre intentionnellement et maladroitement, en rétablissant avec les fameux députés que la province leur a envoyés et les d’Orléans et les Napoléoniens.
Je vous embrasse en vous tranquillisant sur mon sort. Portez-vous tous bien et dormez sur les deux oreilles.
Je n’ai pas eu de chance. J’ai perdu tout ce que j’avais eu tant de peine d’amasser, c’est-à-dire mes deux ateliers, celui d’Ornans par les Prussiens et le bâtiment de mon exposition au pont de l’Alma, que j’avais fait transporter à la Villette, qui a été employé aux barricades contre les Prussiens.
G. Courbet
Membre de la Commune de Paris
Les Cribleuses de blé, Gustave Courbet
Un enterrement à Ornans, Gustave Courbet
La colonne Vendôme, 1871
8 - Les journaux de la Commune
BLANQUI, Auguste
Avis au peuple (le toast de Londres)1851
BORGELLA, Frederic Pierre
Justice ! par un officier d'artillerie de l'armée de Paris, Numéros 1 à 2(.pdf)
MAILLARD, Firmin
ds-complaintes-chansons-placards et pamphlets (Reproduction en fac-similé)(.pdf)
VALLES, Jules
L'enfant(.pdf)
Le bâchelier(.pdf)
VUILLAUME, Maxime
Mes cahiers rouges, une journée à la cour martiale du Luxembourg - le Jeudi 25 mai 1871(.pdf)
Mes cahiers rouges, un peu de vérité sur la mort des otages - 24 et 26 mai 1871(.pdf)
L'Hôtel de Ville, 1871
L'Hôtel de Ville, 1871
Le palais de la Légion d'honneur, 1871
Ruines du palais des Tuileries , 1871
10 - Oeuvres réalisées sur la Commune de Paris (1871)
I.S.,
Sur la commune,
et gravures de la commune(.pdf)
Sur la commune,(version d'origine en cahier.pdf)
Extrait :" Il faut reprendre l’étude du mouvement ouvrier classique d’une manière désabusée, et d’abord désabusée quant à ses diverses sortes d’héritiers politiques ou pseudo-théoriques, car ils ne possèdent que l’héritage de son échec. Les succès apparents de ce mouvement sont ses échecs fondamentaux (le réformisme ou l’installation au pouvoir d’une bureaucratie étatique) et ses échecs (la Commune ou la révolte des Asturies) sont jusqu’ici ses succès ouverts, pour nous et pour l’avenir. "
MARX, Karl, WATKINS,Peter, Docu-fiction de 1999, synopsis :" mars 1871, tandis qu'un journaliste de la Télévision Versaillaise diffuse une information lénifiante,
tronquée, se crée une Télévision Communale, émanation du peuple de Paris insurgé... Dans un espace théâtralisé, plus de 200 participants
(intermittents du spectacle, chômeurs, sans-papiers, provinciaux, montreuillois, simples citoyens, ...) interprètent, devant une caméra fluide travaillant en plans séquences,
les personnages de La Commune pour nous raconter leurs propres interrogations sur les réformes sociales et politiques " La Commune (Paris, 1871), WATKINS,Peter Les Editions Plagiat, 2023
LA GUERRE CIVILE en France 1871 (La Commune de Paris), avec préface d'Engels
La Commune (Paris, 1871), partie I
La Commune (Paris, 1871), partie II
11 - Autres sites proposant un large panel d'informations sur la Commune de 1871
Collectif Archives Autonomies - Fragments d'Histoire de la gauche radicale
Les amis de la Commune
Ma Commune de Paris (Blog de Michèle Audin)
Sens Critique, Paris, la Commune -1871